Il y a des soirs où l’on quitte son bureau sans quitter sa journée. Le trajet est terminé, le manteau est posé, mais la conversation de 16 h tourne encore dans la tête. On répond à un dernier message. Puis à un autre.
J’ai connu ça pendant des années. On ne passe pas d’une journée très dense à une soirée calme sur simple décision.
Le moment entre les deux
Quand on parle de récupération, on pense souvent au sommeil ou au week-end. Mais il y a aussi ce moment très précis entre le travail et le reste de la vie. On peut le traverser en continuant d’accélérer, ou lui donner une vraie place.
Je ne parle pas d’ajouter une tâche à l’agenda. Il ne s’agit pas de « réussir » sa déconnexion. Ce serait exactement le contraire de ce dont on a besoin.
Un bain de gong en sortant du bureau
Chez Sonam, on pose ses affaires et on s’installe dans un cocon suspendu. La session collective dure 60 minutes. On n’a pas à raconter sa journée, ni à suivre une consigne compliquée. Les gongs commencent. Il n’y a plus de mails à traiter ni de conversation à terminer.
Certaines personnes gardent les yeux ouverts au début. D’autres s’endorment. Certaines repartent avec l’envie de parler, d’autres ont besoin de silence. Aucune de ces réactions n’est un résultat à viser.
Ce que j’aime, c’est que le rendez-vous crée une frontière. Avant, la journée de travail. Après, autre chose. Pas une métamorphose spectaculaire : juste la possibilité de rentrer chez soi autrement.
Ne pas attendre le vendredi
On reporte souvent les pauses à la fin de la semaine. Pourtant, un mardi ou un jeudi peut être exactement le bon moment pour s’arrêter. La récupération ne devrait pas être réservée aux jours où tout est déjà fini.
Votre corps est rentré. Votre cerveau est encore au bureau ? Il a peut-être besoin d’un sas.
Réserver